09 mars 2010
L'hommage hypocrite à Adrien Zeller
http://www.lexpress.fr/region/l-hommage-hypocrite-a-adrien-zeller_781999.html
Décédé samedi, l'ancien président de l'Alsace se battait pour renforcer les régions. Le gouvernement s'apprête à les affaiblir.

Jean-Marc Loos/REUTERS
"Si on transforme les conseillers généraux en conseillers régionaux, ce sera pareil: ils défendront leur bout de territoire sans se soucier de l'intérêt général."
Adrien Zeller est mort le 22 août et, comme de coutume, la classe politique lui a rendu un hommage unanime. Belle tradition républicaine, sans doute, mais teintée de la part de Nicolas Sarkozy et du gouvernement d'une totale hypocrisie. Car le président UMP de la région Alsace, plus que tout autre, incarnait un combat: celui d'une France décentralisée. Or, le projet de loi qui sera discutée cet automne au Parlement sur ce sujet prend... l'exact contre-pied des désirs de Zeller.
Une mesure, en particulier, symbolise cette régression: la création de "conseillers territoriaux", des élus siégeant à la fois dans les départements et les régions. "Un élu au lieu de deux, cela permettra à la fois des économies et de favoriser la coopération entre les collectivités locales", plaide le pouvoir. Sauf que Zeller en était convaincu: le résultat sera catastrophique. Il le clamait haut et fort: "80 % des conseillers généraux se contentent de surveiller les intérêts de leur canton, sans aucune vision départementale. Si on les transforme en conseillers régionaux, ce sera pareil: ils défendront leur bout de territoire sans se soucier de l'intérêt général."
Autant dire qu'il ne faudra pas compter sur eux pour définir, comme ils en ont la mission, une politique d'aide aux PME, un plan de formation... C'est pourtant la piste que s'apprête à suivre le gouvernement cet automne. Enterrant de facto le rêve de Zeller: voir, enfin, une France forte de ses régions.
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01 mars 2010
Le cent-fautes de Claude Allègre
Le cent-fautes de Claude Allègre
LE MONDE | 27.02.10 | 13h50 • Mis à jour le 28.02.10 | 14h18
Dans son dernier livre, L'Imposture climatique (Plon, 300 p., 19,90 €), un ouvrage d'entretiens avec le journaliste Dominique de Montvalon, le géochimiste et ancien ministre Claude Allègre
formule des accusations d'une extrême gravité contre la communauté des
sciences du climat. La cible principale de l'ouvrage est le GIEC,
défini à tort par l'auteur comme le "Groupement international pour l'étude du climat" - il s'agit en réalité du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat.
M. Allègre évoque un "système mafieux" ayant conspiré pour faire passer, aux yeux de l'ensemble du monde, un "mythe" pour un fait scientifique. Très médiatisé, l'ouvrage comporte de nombreuses approximations et erreurs factuelles à même de tromper le public. En voici quelques-unes.
P. 22 "Une étude parue dans la revue Science suggère que l'augmentation de la température dans l'hémisphère Nord de 1970 à 2000 est peut-être due à l'élimination des poussières de charbon dans l'atmosphère, ce qui a facilité l'ensoleillement. L'augmentation (des températures) n'aurait donc rien à voir avec le CO2", écrit M. Allègre, citant une étude en effet publiée par Science, en mars 2007. Les deux premières phrases de cette publication démentent l'interprétation qui en est faite par l'ancien ministre. "Des tendances notables au réchauffement sont observées dans l'Arctique. Bien que les émissions humaines de gaz à effet de serre à longue durée de vie en soient certainement la cause principale, les polluants atmosphériques sont aussi importants."
P. 68 "Au total, l'Antarctique ne semble pas fondre. En tout cas, ce n'est pas perceptible." La réduction des glaces de l'Antarctique n'est pas due à une fonte mais au glissement des glaciers dans la mer. Elle est très perceptible. Grâce aux données satellitaires, les travaux d'Isabella Velicogna (université de Californie à Irvine, JPL) ont montré qu'entre 2002 et 2006, l'Antarctique a perdu, en moyenne, 104 milliards de tonnes (Gt) de glace par an. Entre 2006 et 2009, ce taux est passé à 246 Gt par an. Les pertes de glaces du Groenland et de l'Antarctique sont l'une des principales causes de l'augmentation du niveau marin.
P. 68 "Au Moyen Age, lorsque les Vikings ont découvert le Groenland, il y avait encore moins de glace qu'aujourd'hui. C'est pour cela qu'ils l'ont appelé le "pays vert"", écrit M. Allègre. L'étymologie proposée est correcte, mais les raisons avancées sont fausses. La Saga d'Erik Le Rouge, (datée du XIIIe siècle) témoigne qu'"Erik (le Rouge) partit pour coloniser le pays qu'il avait découvert et qu'il appelait le "Pays vert", parce que, disait-il, les gens auraient grande envie de venir dans un pays qui avait un si beau nom".
La période chaude du Moyen Age - au moins sur l'hémisphère Nord - est sans équivoque. Mais l'écrasante majorité des travaux de reconstructions paléoclimatiques suggèrent qu'elle était moins chaude que la période actuelle.
P. 73 A propos de l'influence du réchauffement sur les ouragans, "certains spécialistes comme Wester, Tech ou Kerry Emmanuel pensent" qu'elle est réelle, écrit l'auteur. "Wester" est Peter Webster. Quant à "Tech", ce nom n'existe pas. L'auteur a confondu le nom de l'institution de M. Webster (Georgia Tech, diminutif de Georgia Institute of Technology) avec celui d'une personne.
P. 78 L'auteur fait état de travaux montrant qu'il y a 125 000 ans, il faisait "6 °C de plus qu'aujourd'hui, et le CO2 de l'atmosphère était moins abondant". La référence donnée est celle des travaux de "Sine" et de ses collaborateurs, prétendument publiés dans Science en novembre 2007. Cette publication n'existe pas dans les archives de Science.
P. 94 Claude Allègre s'indigne de ce que les travaux de Jean-Pierre Chalon sur les nuages n'auraient pas été pris en compte par le GIEC. M. Allègre cite ce passage d'un livre de M. Chalon : "Ces processus sont encore assez mal compris. C'est une des difficultés majeures et une des principales sources d'imprécision que rencontrent les tentatives de prévision des évolutions du climat. " "Je m'interroge, poursuit M. Allègre. Pourquoi un tel expert n'a-t-il pas été davantage impliqué dans les processus du GIEC ? (...) Réponse : cela fait partie du "totalitarisme climatique". Emettre des nuances, c'est déjà être un adversaire du "climatiquement correct"."
Voici pourtant ce que l'on peut lire dans le résumé du dernier rapport du GIEC : "Pour l'heure, les rétroactions nuageuses constituent la principale source d'incertitude des estimations de la sensibilité du climat."
P. 109 Claude Allègre produit une figure montrant un lien étroit entre plusieurs courbes : celle donnant l'évolution de la température globale moyenne de la basse atmosphère terrestre au XXe siècle, celle de l'irradiance solaire, et deux autres, donnant les variations du magnétisme terrestre.
Cette figure a certes été publiée en 2005, puis en 2007, dans la revue Earth and Planetary Science Letters (EPSL). Mais elle a été clairement réfutée en décembre 2007, pour des erreurs d'attribution de données.
P. 138 Claude Allègre présente comme très forte l'opposition de la communauté scientifique aux conclusions du GIEC. Il écrit : "L'événement le plus significatif est peut-être le vote qui a eu lieu parmi les spécialistes américains du climat. (...) Le 19 octobre 2009, le Bulletin de la Société météorologique américaine en a rendu publics les résultats. Les voici : 50 % d'entre eux ne croient pas à l'influence de l'homme sur le climat, 27 % en doutent. Seuls 23 % croient aux prédictions du GIEC."
Interrogé, Paul Higgins, un responsable de l'American Meteorological Society, se souvient de cette enquête. A ceci près qu'elle ne concernait nullement les "spécialistes américains du climat", mais les présentateurs météo des chaînes de télévision américaines...
Article paru dans l'édition du 28.02.10http://monmulhouse.canalblog.com/
17 février 2010
EXCLUSIF – Europe Ecologie Alsace : le golf de la discorde entre Fernique et Waechter Posté par Novopress dans Ecologie, Politiq
EXCLUSIF – Europe Ecologie Alsace : le golf de la discorde entre Fernique et Waechter
Posté par Novopress dans Ecologie, Politique le 12 février 2010 |
Le ralliement d’Antoine Waechter à Europe
Ecologie Alsace y survivra-t-il ? Le président du Mouvement écologiste
indépendant a été rémunéré pour aider à l’adoption du golf public de la
Sommerau, que Jacques Fernique, chef de file des écologistes aux
régionales, combat de toutes ses forces. Au fait, Fernique savait-il
pour qui roulait Waechter ? Lors du lancement de la campagne d’Europe Ecologie Alsace, le 9 janvier, Jacques Fernique avait lancé : « Soyons clairs : si Europe Ecologie Alsace n’accède pas en mars à l’exécutif régional, alors […] nous
aurons à coup sûr la poursuite du gâchis énergétique, Fessenheim à
perpétuité avec la bénédiction des élus aux commandes, le bioscope
envers et contre tout et surtout contre l’écomusée, le golf de la
Sommerau »… On préfère ne pas assister aux déjeuners de famille… ni à la reprise
des débats sur le projet quand sera constituée la future assemblée du
conseil régional.
12/02/2010 – 07h30
SAVERNE (NOVOPress) : Il y a quinze ans, Antoine
Waechter quittait les Verts, le mouvement dont il fut cofondateur,
parce qu’il lui reprochait ses dérives à gauche. Aujourd’hui, le
Mouvement Ecologiste Indépendant (MEI), la formation qu’il a créée et
conduite dans l’intervalle et qui revendiquait fortement son
positionnement « ni droite, ni gauche », dispose de places sur
la liste Europe Ecologie Alsace de Jacques Fernique (Verts). Liste que
le sondage Ifop du 3 février dernier a créditée d’une possible victoire
au deuxième tour des régionales, devant celle de l’actuelle majorité.
Jacques
Fernique et Antoine Waechter (ci-contre) s’étaient longuement expliqués
en novembre dernier sur leur réconciliation, en grande partie due au
« rassembleur » Daniel Cohn-Bendit : il ne s’agissait pas d’un mariage
de circonstance, mais de retrouvailles sur le fond, rendues possibles
grâce à « la maturation des deux formations », à un « sentiment d’urgence partagée » sur les enjeux écologiques et à « un changement de culture chez les uns et chez les autres », ainsi que le confiait Waechter devant la caméra des Dernières Nouvelles d’Alsace. Comprenez : une vision écologique du monde nous rassemble, au-delà des querelles anciennes.
Sauf
que, en novembre 2009, au moment où il médiatisait son ralliement à
Europe Ecologie Alsace, Antoine Waechter, directeur d’un cabinet
d’études environnementales, poursuivait sa mission (rémunérée) pour le
Golf public de la Sommerau, et mouillait sa chemise dans l’enquête
publique de ce projet très contesté aux côtés de son client : le
Syndicat mixte du Golf de la Sommerau, structure portée à 20 % par la
région Alsace (UMP), qui dans les faits en est le pilote. Et pour qui
l’expertise environnementale de Waechter, reconnue sur la place, a
constitué un argument de poids en faveur du projet.
Dur
de gagner son pain au prix d’un grand écart politique : le 21 novembre,
dans les rues de Saverne et dans le cadre de la même enquête publique,
Jacques Fernique (ci-contre) défilait avec 500 manifestants pour
dénoncer, ainsi que le fait avec constance l’opposition écolo depuis
plusieurs années, ce projet qu’il considère comme un « scandale écologique » en raison du « gaspillage » de plus de 70 hectares de terres agricoles et naturelles.
[cc] Novopress.info, 2010, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://alsace.novopress.info]
Comment Waechter s’est retrouvé avec les Verts
Comment Waechter s’est retrouvé avec les Verts
dans Les Personnalités , le 15/02/2010
C’était la réconciliation que les écolos alsaciens n’osaient même plus attendre.
Vendredi 8 septembre 2009, quelques personnes se retrouvent dans le plus grand secret dans une salle du conseil régional d’Alsace à Strasbourg. Jacques Fernique, alors conseiller régional des Verts et actuelle tête de liste écologiste aux élections régionales, rencontre Antoine Waechter et quatre de ses proches du Mouvement écologiste indépendant (MEI).
Pour que cette rencontre ait pu avoir lieu, il aura fallu toute la détermination d’une palette de militants écologistes historiques, du genre de ceux qui se sont battus contre la construction de la centrale de Fessenheim en 1974 et qui ont fondé l’écologie militante et politique en Alsace. Car entre les Verts et le MEI, on s’apprécie comme dans les grandes familles, de loin. Les rancunes sont tenaces.
L’alliance, contre toute attente
A tel point que Françoise Werckmann, du MEI et l’une des artisans de ce rapprochement, a dû solliciter le père d’un ami personnel d’un conseiller municipal Vert pour que ce dernier accepte de lui répondre au téléphone! «Pour lui, étant MEI, j’étais presque le diable, se souvient Françoise Werckmann. On a parlé plus d’une heure au téléphone, puis on s’est retrouvés dans un café où, après des échanges un peu froids au début, on s’est rendus compte qu’on était tous des écolos finalement.» Quant à Antoine Waechter, il a été approché par des écologistes historiques non-Verts, des élus de terrain tels que Dany Dietmann ou François Tacquard, restés à l’écart des querelles de chapelles pendant 30 ans et qui ont accepté de rejoindre Europe Ecologie à la suite de l’appel lancé par les Verts Alsace en juillet, après le succès des élections européennes.
Pour Jacques Fernique comme pour Antoine Waechter, la réunion du 8 septembre ne pouvait cependant déboucher que sur un constat de désaccord. Les différences entre les deux formations sont profondes, notamment l’ancrage à gauche des Verts, cause du départ d’Antoine Waechter en 1994. Et le président du MEI venait d’envoyer une lettre à Cécile Duflot dans laquelle il réclamait en cas d’alliance «7 ou 8 têtes de liste sur 22», des exigences que les Verts avaient trouvées gonflées… Cependant, à la surprise générale, les participants à cette réunion font le constat que ce qui les rapproche est plus important que ce qui les divise.
«On n’a pas perdu de temps à ressasser de vieilles histoires, se rappelle Jacques Fernique. On était d’accord sur le projet écologiste que nous voulions porter pour la région et sur le partage des places de la liste.» Et surtout, Antoine Waechter accepte qu’une alliance au second tour ne peut se faire qu’à gauche et ne réclame pas la tête de liste. «Ni droite ni gauche n’a jamais été une posture tactique, précise aujourd’hui Antoine Waechter. Il s’agissait à l’époque d’établir que l’identité écologiste se distingue de la droite et de la gauche et que les compatibilités doivent se discuter à chaque occasion, en fonction du rapport de force électoral.»
Des rancunes tenaces
Proposé à l’assemblée générale des Verts le dimanche suivant, le principe du partenariat avec le MEI est accepté à une large majorité par les militants. Quelques voix discordantes se font entendre cependant, comme celle de Jean-Marie Brom, du réseau Sortir du Nucléaire, qui pointe «si nos alliés ne sont nos alliés que par leur potentiel de nuisance, ce ne sont pas vraiment nos alliés». Visés, les 7% qu’a réalisé le MEI aux élections européennes et qui ont coûté son siège d’eurodéputé au Vert Jacques Muller. Mais «au nom de la politique», Jean-Marie Brom, qui a été président pour le Bas-Rhin d’Ecologie et survie en 1978, la première association écologiste créée par Antoine Waechter, accepte de taire ses réticences. Mais il prévient: «S’il m’emmerde sur l’énergie éolienne, je lui rentre dedans, allié ou pas!», en référence à la participation d’Antoine Waechter à des manifestations d’opposants à l’installation d’éoliennes.
Le bouillonnant Manuel Santiago, lui, n’a pas pu se taire. Figure de l’aile gauche des Verts strasbourgeois, il avait déjà mal vécu la timidité des élus Verts face aux rigueurs policières du sommet de l’Otan à Strasbourg en avril 2009. Les places laissées au MEI sur des positions éligibles le reléguaient loin derrière, il a claqué la porte et se présente en mars à la tête d’une liste «écologiste, solidaire et décroissante».
Où sont les jeunes?
C’est le drame de la liste alsacienne d’Europe Ecologie. Si réconcilier des écolos historiques qui se boudaient depuis plus de 30 ans est une réussite incontestable, Jacques Fernique a peut-être délaissé les plus jeunes de son parti: les Verts sont minoritaires sur la liste, mais les grisonnants sont largement majoritaires.
Pour Antoine Waechter, Jacques Fernique, Françoise Werckmann, Dany Dietmann et d’autres, cette liste est «quelque chose de formidable» et la preuve d’une «nouvelle maturité de l’écologie politique». Elle rassemble à nouveau Andrée Buchmann et Antoine Waechter qui ont été les premiers conseillers régionaux écologistes en 1986. Si Europe Ecologie remporte la région, ce qui serait une première depuis la création des conseils régionaux en 1972, comme un sondage permet de le supposer, on verra si cette maturité est capable de résister à l’épreuve de l’exécutif.
Pol Meyer, à Strasbourg
Image de une: Antoine Waechter en janvier 2007. REUTERS/Benoit Tessier
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30 décembre 2009
Emploi handicapé : le report des sanctions est vivement critiqué

AFP/MYCHELE DANIAU
Julien, handicapé à mobilité réduite et mal-voyant, travaille au conseil régional de Basse-Normandie à Caen.
Emploi handicapé : le report des sanctions est vivement critiqué
LEMONDE.FR avec AFP | 29.12.09 | 19h08 • Mis à jour le 29.12.09 | 23h06
Le durcissement des sanctions financières
pour les entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière
d'emploi de personnes handicapées, prévu au 1er janvier, sera reporté de quelques mois, provoquant le mécontentement d'associations. "Le principe d'un report est acquis, il faut encore déterminer les modalités techniques de cet assouplissement", a indiqué à l'AFP une source gouvernementale, confirmant une information de la CGPME. "Mais le cap est maintenu, la surcontribution s'appliquera en 2010". Selon le journal Les Echos, "le
principe du report est quasiment acté et le ministère du tavail et le
secrétariat d'Etat à l'emploi mettent la dernière main à ses modalités
précises". Il doivent notamment trancher au sujet de la question de la durée du délai accordé, qui serait vraisemblablement de six mois.
Deux associations, la Fnath (association de victimes d'accidents du travail) et l'APF (Association des paralysés de France), ont déploré mardi 29 décembre ce report. Dans un communiqué, la Fnath a regretté "un cadeau aux entreprises" qu'elle juge injustifié puisque la nouvelle réglementation "est connue des entreprises depuis la promulgation de la loi du 11 février 2005" sur le handicap et a rappelé que "le taux de chômage des personnes handicapées reste deux fois supérieur à celui des travailleurs valides".
Le président de l'APF, Jean-Marie Barbier, a estimé sur France Inter que "le président de la République s'était engagé, en juin 2008, à mettre en place un pacte national pour l'emploi des personnes handicapées" et que ce report signait "clairement la rupture de ce contrat".
A la mi-novembre, la secrétaire d'Etat à la famille et à la solidarité, Nadine Morano, avait assuré qu'un tel report n'était "pas à l'ordre du jour" alors que la demande de la CGPME se faisait de plus en plus pressante. "Les PME se battent dans des conditions économiques difficiles pour maintenir les emplois. Les pénaliser revient à les fragiliser", avait alors argumenté la CGPME dans une pétition lancée en novembre. Un plaidoyer qui a finalement convaincu le gouvernement.
ÉCHAPPER À LA "CONTRIBUTION"
Des sanctions financières (une "contribution") existent déjà pour les entreprises d'au moins vingt salariés qui n'atteignent pas un quota de 6 % de travailleurs handicapés. Mais elles seront multipliées par trois en 2010 pour celles n'employant aucune personne handicapée, passant à environ 13 000 euros par travailleur handicapé manquant.
Les entreprises garderont toutefois la possibilité d'échapper à tout ou partie de la contribution. Elles peuvent notamment le faire en passant des contrats de sous-traitance avec des entreprises de travailleurs handicapés. La conclusion d'un accord agréé de branche ou d'entreprise en faveur de l'emploi de personnes handicapées permet aussi de s'exonérer de l'obligation d'emploi. Un tel accord doit inclure notamment un plan d'embauche de personnes handicapées. Environ six mille entreprises pourraient tomber sous le coup des sanctions renforcées en 2010, avait estimé à la mi-novembre l'Agefiph, organisme auquel sont versées les pénalités.
27 décembre 2009
Grippe A: Pensez aux autres, faites-vous vacciner!
Elie Arié revient sur le vaccin contre la grippe A, et les nombreux commentaires laissés sur son dernier article l'amènent à penser que le sens de l'intérêt général a pratiquement disparu.
Centre de vaccination - BFMTV
Dans
un article récent, j’avais mis l’accent sur l’absence de sentiment de
solidarité sous-jacente aux résistances contre la campagne de
vaccination anti-grippe (H1N1), ce qui a déclenché un flot sans
précédent d’injures et d’agressivité démontrant que j’avais visé juste,
personne n’aimant être mis en contradiction entre ses discours et ses
comportements.
Dans
toute vaccination, coexistent une dimension de protection individuelle
de sa propre santé, à laquelle chacun est sensible, et une dimension
collective de santé publique laissant beaucoup trop de gens
indifférents et pouvant être parfois en
contradiction
avec la précédente : le rapport bénéfice/risques individuel n’étant pas
le même que le rapport bénéfice/risques collectif- ce qui mérite
quelques explications.
Pour
mettre fin à une épidémie, voire pour éradiquer définitivement une
maladie, il faut réussir à vacciner une proportion suffisante de la
population pour que le virus responsable ne trouve plus assez d’hôtes
pour se reproduire, et disparaisse : cette proportion dépend des
caractéristiques de chaque virus ; c’est ainsi que la variole a pu être
totalement éradiquée de la planète grâce à un vaccin comportant des
risques rares mais graves, mais ayant fait un nombre certain de
victimes ; le caractère obligatoire de ce vaccin et de ses risques a
été très majoritairement accepté à l’époque, car il a été perçu comme
une guerre livrée à une maladie, guerre qui devait obligatoirement
faire des victimes, mais qui a été gagnée (même si le vaccin n’a pas
été la seule cause de cette éradication) ; grâce a cette victoire
totale, aujourd’hui, il n’est plus nécessaire, et ni la variole, ni son
vaccin, ne font plus de victimes.
Il
en est de même pour le vaccin antipoliomyélitique, qui a permis
d’éradiquer totalement la poliomyélite des pays développés (mis non,
comme on l’espérait il y a quelques années, de la planète, le taux de
vaccination n’étant pas suffisant dans beaucoup de pays
sous-développés) ; en Europe, les derniers cas de poliomyélite
remontent à 1992, aux Pays-Bas, parmi les membres d’une secte refusant
les vaccinations ; la campagne de vaccination de masse a fait passer
son incidence de 350 000 nouveaux cas par an en 1988 à environ 1 500 en
2008, et son éradication est totale sur tout le continent américain, en
Europe et dans les régions OMS du Pacifique occidental, Chine comprise.
En 2008, la maladie restait endémique dans seulement quatre pays
(Nigeria, Inde, Pakistan et Afghanistan) qui concentraient à eux seuls
la quasi totalité des cas.
Il
n’en est malheureusement pas de même pour d’autres vaccinations ;
chacun connaît les risques graves de malformations fœtales qu’entraîne
la rubéole chez les femmes enceintes ; pour espérer éradiquer
totalement cette maladie, il faut vacciner une part importante de la
population, y inclus les garçons, pour lesquels elle ne présente
évidemment aucun risque, cette vaccination des garçons contre la
rubéole constituant une parfaite illustration du vaccin inutile pour
l’individu, utile pour la collectivité; elle est réalisée parce que le
vaccin contre la rubéole est intégré au vaccin contre la rougeole et
les oreillons (vaccin ROR), aussi utiles aux garçons qu’aux filles ;
mais les délires obscurantistes anti-vaccinaux qui fleurissent
aujourd’hui dans une partie de la population, malheureusement parfois
relayés par quelques médecins irresponsables, font que le taux de
couverture par le vaccin ROR reste légèrement insuffisant, en France,
pour espérer l’éradication de la rubéole : il faudrait, pour cela, une
vaccination de 95% de la population, alors qu’elle est actuellement de
91% à l’âge de 6 ans.
Et
c’est bien la pratique effective de la solidarité qui est ici en cause,
solidarité bien plus présente, en France, dans les discours que dans
les comportements. Ainsi, notre taux de syndicalisation, chez les
salariés, n’a jamais dépassé les 7 à 8%, contre plus de 50% dans les
pays scandinaves, en Grande-Bretagne et en Allemagne (même s’il est
actuellement en baisse dans ces pays).
Il
en est de même pour notre comportement vis-à-vis de l’impôt sur le
revenu, qui a toujours été impopulaire en France, y inclus « à gauche
», alors qu’il s’agit de la forme la plus juste du financement de la
solidarité ; et le fait que la moitié des foyers fiscaux en soient
exemptés ne contribue guère à l’éducation civique : mieux vaudraient
des salaires et des revenus de remplacement (RSA, etc.) plus élevés,
mais tous soumis à l’impôt sur le revenu, fût-il infime ; nous sommes à
l’antipode d’un pays comme la Suède, où les prélèvements obligatoires
sont plus élevés que chez nous, mais où la fraude fiscale est
exceptionnelle : les Suédois ont pleinement conscience du fait que
payer des impôts élevés est une chance qui leur permet une société
plus solidaire,donc plus agréable pour y vivre ; état d’esprit très
éloigné du nôtre, pour qui ce sont surtout les impôts des autres qui
sont jugés insuffisants.
Et
tout cela a, pour moi, un rapport direct avec le débat contre le vaccin
de la grippe A (H1N1), qui n’existe pratiquement pas dans les autres
pays développés: au Canada, 55% de la population est déjà vaccinée,
malgré des accidents graves dus à un lot du vaccin qui présentait un
défaut de fabrication et qui a dû être retiré de la circulation.
Et
maintenant, la parole est aux commentaires des injurieurs, grands
apologistes de la solidarité, mais non syndiqués et adversaires de la
vaccination et des impôts...
Grippe A: pourquoi il faut absolument se vacciner
Elie Arié revient sur les longues discussions entre internautes sur le vaccin, et en tire la conclusion que la plupart des gens n'ont rien compris à sa raison d'être.
Ayant beaucoup ferraillé sur les commentaires des différents articles consacrés à la grippe A (H1N1) et sa vaccination, je voudrais prendre un peu de recul vis-à-vis de mes contradicteurs et en tirer deux leçons, assez désespérantes, qui semblent être passées inaperçues.
La première est de constater à quel point, dans notre société, l’égoïsme individualiste l’emporte sur le sens de l’intérêt général.
Rappelons l’objectif de cette campagne de vaccination, qui n’est évidemment pas motivée par une grippe dont la mortalité ne dépasse pas celle des grippes saisonnières banales : il consiste, pour la première fois, à anticiper sur un risque grave, celui de la mutation d’un virus particulièrement contagieux en un virus qui deviendrait aussi très mortel.
Ce n’est pas un mythe, la chose s’est déjà produite en 1918-1919, avec la grippe dite « espagnole », qui a tué 100 millions de personnes, mais qui en tuerait bien plus aujourd’hui, parce que la terre compte 6,8 milliards d’habitants contre 1,9 à l’époque, et que les échanges et moyens de communication se sont beaucoup développés (on considère qu’aujourd’hui, la grippe contaminerait en une journée autant de monde que celle de 1918 en trois mois).
Cet objectif est fondé sur un pari, celui selon lequel le vaccin contre le virus actuel resterait efficace au cas où la mutation redoutée se produirait ; ce n’est pas une certitude, mais c’est un pari raisonnable, tout dépend de la partie du virus sur laquelle porterait la mutation ; surtout, il s’agit de tenter quelque chose qui a une chance de réussir, plutôt que de ne rien faire sinon prier pour que cette mutation ne se produise pas (comme ont choisi de le faire les très catholiques Polonais…).
L’idée est donc de faire cesser cette épidémie, actuellement bénigne, en vaccinant le plus de gens possible, avant que cette mutation redoutée ait pu se produire : après, il sera trop tard.
Or, on constate que cette dimension collective est totalement étrangère aux préoccupations des adversaires de la vaccination, et on mesure l’extraordinaire régression qui s’est produite, dans les mentalités, par rapport à l’époque où tout le monde acceptait de prendre le risque individuel du vaccin obligatoire et dangereux contre la variole pour remporter une victoire collective contre cette maladie – victoire qui a effectivement été remportée ; dans le domaine de la vaccination comme dans tant d’autres, le sens de l’intérêt général et de la solidarité collective a été vaincu par celui de la perception purement individualiste face à un danger qui nous menace tous (« que les autres se vaccinent, j’en profiterai sans prendre le risque personnel d’une vaccination »).
Triste ironie, cet égoïsme individuel est souvent le fait de gens qui se réclament « de la gauche », et qui se justifient par des prétextes à la puérilité dérisoire : « c’est le gouvernement Sarkozy qui a pris cette décision » (comme si n’importe quel autre gouvernement en aurait pris une autre, comme s’il existait un seul parti politique –y inclus d’extrême-gauche- qui la contestait), « les labos pharmaceutiques vont se faire de l’argent » (comme si tout ce qu’ils produisaient était médicalement inutile du seul fait qu’il génère un profit).
La seconde est celle de l’inutilité de l’argumentation logique face à ce qui relève d’une conviction intime totalement irrationnelle.
Beaucoup d’adversaires de la vaccination font état de ses risques statistiquement dérisoires, notamment à ceux liés à l’utilisation d’adjuvants tels que le squalène, sur lequel on a un large recul de plus de 10 ans, confirmé aujourd’hui par la pharmacovigilance du vaccin actuel, qui fait état, en France seule, d’une quinzaine de réactions graves sur plus de 3 millions de personnes vaccinées, proportion que l’on retrouve dans tous les autres pays du monde, et qui ne laisse plus subsister aucun doute sur le rapport bénéfices/risques de ce vaccin (en rappelant, encore une fois, que le bénéfice recherché n’est pas celui de diminuer la faible mortalité actuelle, mais de mettre fin à l’épidémie avant qu’une mutation dangereuse ait pu se produire).
Cette approche est illustrée par ceux qui avancent sans sourciller que si l’effet nocif du squalène n’a pu être démontré, c’est parce que cette preuve est très difficile à apporter…ce qui revient à considérer que « si une chose est difficile à prouver, on peut considérer qu’elle est prouvée » ! J’avais répondu à l’un d’entre eux qu’il est heureux que les Cours d’ Assise ne raisonnent pas ainsi…mais j’avais tort : elles raisonnent effectivement souvent ainsi, faisant passer leur « conviction intime » avant des preuves souvent absentes…démarche qui est à l ‘origine de toutes les erreurs judiciaires.
Car, avec les adversaires de la vaccination, nous sommes bien face à une « conviction intime » : la culpabilité de l’accusé (le squalène) est certaine pour eux, ce sont des jurés d’ Assise qui sont dans le pré-jugé ; il s’agit uniquement d’en rechercher les preuves, et, en leur absence, de s’en passer ; la présomption de culpabilité a remplacé la présomption d’innocence.
D’où ce qui frappe le plus, dans les milliers de commentaires échangés entre mariannautes : personne n’a convaincu personne ; ceux qui sont dans le domaine de l’irrationnel (souvent les mêmes qui défendaient la « théorie du complot du 11.9 ») sont animés par une « conviction intime » qui trouve son origine dans une certaine structuration de leur psychologie, et qu’aucun argument ne pourra évidemment jamais entamer : il est vain d’aller prêcher l’athéisme dans une église, une mosquée, un temple ou une synagogue.
Quelles conséquences en tirer pour l’avenir ?
Tous les virologues sont unanimes sur un point : compte tenu de la fréquence des mutations du virus de la grippe, nous nous trouverons un jour face à un virus grippal à la fois très contagieux et très mortel : on ne sait pas quand, mais il s’agit là d’une certitude statistique.
L’épisode actuel aura au moins servi, tant aux laboratoires pharmaceutiques qu’aux pouvoirs publics, de répétition générale et d’apprentissage sur la façon de faire face à cette situation inédite…et on a pu constater que cet apprentissage n’était pas un luxe inutile.
Mais nous savons désormais que, ce jour-là, l’obstacle majeur à l’efficacité des mesures prises résidera dans la régression extraordinaire de l’esprit de solidarité collective et d’approche rationnelle des problèmes qui caractérise notre époque…et pas seulement en matière de vaccinations.
"Ce que Sarkozy propose, c'est la haine de l'autre"
"Ce que Sarkozy propose, c'est la haine de l'autre"
LE MONDE | 26.12.09 | 14h42 • Mis à jour le 26.12.09 | 15h21
Démographe et historien, Emmanuel Todd, 58 ans, est ingénieur de recherche à l'Institut national d'études démographiques (INED).
Inspirateur du thème de la fracture sociale, repris par Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle de 1995, il observe depuis longtemps la coupure entre élites et classes populaires. Il livre pour la première fois son analyse du débat sur l'identité nationale. Sans dissimuler sa colère. "Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature", estime-t-il.
Que vous inspire le débat sur l'identité nationale ?
Je m'en suis tenu à l'écart autant que possible, car ce débat est, à mes yeux, vraiment pervers. Le gouvernement, à l'approche d'une échéance électorale, propose, je dirais même impose, une thématique de la nation contre l'islam. Je suis révulsé comme citoyen. En tant qu'historien, j'observe comment cette thématique de l'identité nationale a été activée par en haut, comme un projet assez cynique.
Quelle est votre analyse des enjeux de ce débat ?
Le Front national a commencé à s'incruster dans le monde ouvrier en 1986, à une époque où les élites refusaient de s'intéresser aux problèmes posés par l'intégration des populations immigrées.
On a alors senti une anxiété qui venait du bas de la société, qui a permis au Front national d'exister jusqu'en 2007. Comme je l'ai souligné dans mon livre, Le Destin des immigrés (Seuil), en 1994, la carte du vote FN était statistiquement déterminée par la présence d'immigrés d'origine maghrébine, qui cristallisaient une anxiété spécifique en raison de problèmes anthropologiques réels, liés à des différences de système de moeurs ou de statut de la femme. Depuis, les tensions se sont apaisées. Tous les sondages d'opinion le montrent : les thématiques de l'immigration, de l'islam sont en chute libre et sont passées largement derrière les inquiétudes économiques.
La réalité de la France est qu'elle est en train de réussir son processus d'intégration. Les populations d'origine musulmane de France sont globalement les plus laïcisées et les plus intégrées d'Europe, grâce à un taux élevé de mariages mixtes. Pour moi, le signe de cet apaisement est précisément l'effondrement du Front national.
On estime généralement que c'est la politique conduite par Nicolas Sarkozy qui a fait perdre des voix au Front national...
Les sarkozystes pensent qu'ils ont récupéré l'électorat du Front national parce qu'ils ont mené cette politique de provocation, parce que Nicolas Sarkozy a mis le feu aux banlieues, et que les appels du pied au FN ont été payants. Mais c'est une erreur d'interprétation. La poussée à droite de 2007, à la suite des émeutes de banlieue de 2005, n'était pas une confrontation sur l'immigration, mais davantage un ressentiment anti-jeunes exprimé par une population qui vieillit. N'oublions pas que Sarkozy est l'élu des vieux.
Comment qualifiez-vous cette droite ?
Je n'ose plus dire une droite de gouvernement. Ce n'est plus la droite, ce n'est pas juste la droite... Extrême droite, ultra-droite ? C'est quelque chose d'autre. Je n'ai pas de mot. Je pense de plus en plus que le sarkozysme est une pathologie sociale et relève d'une analyse durkheimienne - en termes d'anomie, de désintégration religieuse, de suicide - autant que d'une analyse marxiste - en termes de classes, avec des concepts de capital-socialisme ou d'émergence oligarchique.
Le chef de l'Etat a assuré qu'il s'efforçait de ne pas être "sourd aux cris du peuple". Qu'en pensez-vous ?
Pour moi, c'est un pur mensonge. Dans sa tribune au Monde, Sarkozy se gargarise du mot "peuple", il parle du peuple, au peuple. Mais ce qu'il propose aux Français parce qu'il n'arrive pas à résoudre les problèmes économiques du pays, c'est la haine de l'autre.
La société est très perdue mais je ne pense pas que les gens aient de grands doutes sur leur appartenance à la France. Je suis plutôt optimiste : quand on va vraiment au fond des choses et dans la durée, le tempérament égalitaire des Français fait qu'ils n'en ont rien à foutre des questions de couleur et d'origine ethnique ou religieuse !
Pourquoi, dans ces conditions, le gouvernement continue-t-il à reprendre à son compte une thématique de l'extrême droite ?
On est dans le registre de l'habitude. Sarkozy a un comportement et un vocabulaire extrêmement brutaux vis-à-vis des gamins de banlieue ; il les avait utilisés durant la campagne présidentielle tandis qu'il exprimait son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne dans un langage codé pour activer le sentiment antimusulman. Il pense que cela pourrait marcher à nouveau.
Je me demande même si la stratégie de confrontation avec les pays musulmans - comme en Afghanistan ou sur l'Iran - n'est pas pour lui un élément du jeu intérieur. Peut-être que les relations entre les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, c'est déjà pour lui de la politique extérieure ? On peut se poser la question...
Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature. Comme un réflexe conditionné. Mais quand on est confronté à un pouvoir qui active les tensions entre les catégories de citoyens français, on est quand même forcé de penser à la recherche de boucs émissaires telle qu'elle a été pratiquée avant-guerre.
Quels sont les points de comparaison avec cette période ?
Un ministre a lui-même - c'est le retour du refoulé, c'est l'inconscient - fait référence au nazisme. (Christian Estrosi, le 26 novembre, a déclaré : "Si, à la veille du second conflit mondial, dans un temps où la crise économique envahissait tout, le peuple allemand avait entrepris d'interroger sur ce qui fonde réellement l'identité allemande, héritière des Lumières, patrie de Goethe et du romantisme, alors peut-être, aurions-nous évité l'atroce et douloureux naufrage de la civilisation européenne.") En manifestant d'ailleurs une ignorance de l'histoire tout à fait extraordinaire. Car la réalité de l'histoire allemande de l'entre-deux-guerres, c'est que ce n'était pas qu'un débat sur l'identité nationale. La différence était que les nazis étaient vraiment antisémites. Ils y croyaient et ils l'ont montré. La France n'est pas du tout dans ce schéma.
Il ne faut pas faire de confusion, mais on est quand même contraint de faire des comparaisons avec les extrêmes droites d'avant-guerre. Il y a toutes sortes de comportements qui sont nouveaux mais qui renvoient au passé. L'Etat se mettant à ce point au service du capital, c'est le fascisme. L'anti-intellectualisme, la haine du système d'enseignement, la chasse au nombre de profs, c'est aussi dans l'histoire du fascisme. De même que la capacité à dire tout et son contraire, cette caractéristique du sarkozysme.
La comparaison avec le fascisme, n'est-ce pas excessif ?
Il ne s'agit pas du tout de dire que c'est la même chose. Il y a de grandes différences. Mais on est en train d'entrer dans un système social et politique nouveau, qui correspond à une dérive vers la droite du système, dont certains traits rappellent la montée au pouvoir de l'extrême droite en Europe.
C'est pourtant Nicolas Sarkozy qui a nommé à des postes-clés plusieurs représentantes des filles d'immigrés...
L'habileté du sarkozysme est de fonctionner sur deux pôles : d'un côté la haine, le ressentiment ; de l'autre la mise en scène d'actes en faveur du culte musulman ou les nominations de Rachida Dati ou de Rama Yade au gouvernement. La réalité, c'est que dans tous les cas la thématique ethnique est utilisée pour faire oublier les thématiques de classe.
19 décembre 2009
Les "magasins sociaux" se multiplient en Allemagne
Berlin Correspondante
Cela ressemble à n'importe quelle brocante : des canapés usés alignés devant des buffets massifs, des vitrines remplies de verres et d'objets en tout genre, des livres à perte de vue et plusieurs lampadaires années 1950. Sauf que, au Sozialkaufhaus, un magasin social implanté dans un quartier populaire de Neukölln, à Berlin, les tarifs pratiqués s'adressent d'abord à une population particulière : chômeurs de longue durée, retraités, mais aussi des salariés aux revenus modestes, peuvent acquérir ici un lit complet avec matelas et sommier pour 50 euros, un verre pour 20 centimes d'euro, un buffet pour 50 euros, un livre pour 1 euro.
Les vêtements peuvent même être gratuitement emportés dans la limite de cinq pièces. Ce matin froid d'automne, il n'y a pas foule dans le magasin. Cette image est trompeuse. Car, depuis que Michael Maskolus a créé l'association Die Teller Gottes ("les assiettes de Dieu") et ouvert son premier centre en 2004, la demande ne cesse de croître. Jusqu'à 150 personnes par jour, vivant parfois très loin, viennent se procurer des objets ou des meubles à des prix défiant toute concurrence. "De plus en plus de gens ont besoin de ce type d'offre" en Allemagne, raconte cet ancien chômeur de 47 ans. La preuve : il a ouvert deux autres magasins et une petite cantine où sont servis, chaque midi, des repas chauds au tarif unique de 1 euro.
Son concept est simple : il récupère tout ce que les gens veulent jeter, répare si nécessaire et revend le tout à des prix très bas. "C'est incroyable tout ce qui peut atterrir dans la poubelle", s'exclame-t-il en montrant des radiocassettes et chaînes hi-fi encore en bon état.
Le bouche-à-oreille a bien fonctionné et, aujourd'hui, il reçoit plus de dons qu'il ne lui en faut. Ainsi, faute de place, les vêtements s'entassent dans des sacs-poubelle bleus. Les gains de la vente servent à payer le loyer et les salaires des dix employés. "Nous ne faisons aucun profit et s'il devait à l'avenir rester de l'argent en trop, je le reverserai à une association", assure M. Maskolus, qui se targue, à la différence d'autres associations, de ne percevoir aucune subvention publique.
Dans tout le pays, ces commerces caritatifs connaissent un véritable essor. On estime leur nombre à 350 et, chaque mois, de nouveaux magasins ouvrent leurs portes. Les experts des grandes organisations caritatives mettent cette évolution sur le compte d'Hartz IV, une réforme très controversée entrée en application en 2005 et qui a durci les conditions d'indemnisation des chômeurs de longue durée. La nouvelle majorité de centre droit, sortie victorieuse des élections législatives du 27 septembre, a d'ailleurs annoncé qu'elle souhaitait corriger certains aspects de cette loi.
En même temps, plusieurs études attestent d'une stagnation des salaires depuis plusieurs années et d'une montée des inégalités outre-Rhin. Depuis le début des années 1990, le salaire net a très peu progressé et la proportion de la population qui n'a pas ou très peu de patrimoine a vu sa contribution à la richesse nationale baisser de 1,5 % entre 2002 et 2007.
PENSION TROP BASSE
La clientèle du Sozialkaufhaus donne un aperçu du mode de vie des plus démunis. Ainsi Elizabeth Filipovici, une mère célibataire de 35 ans, enceinte de son quatrième enfant, se rend régulièrement dans ce centre. "Avec 600 à 800 euros par mois, mon salaire de femme de ménage est loin de pouvoir couvrir toutes les dépenses", raconte cette petite brune tout en cherchant un pantalon pour son fils de 7 ans. A côté d'elle, deux retraitées fouillent dans un carton rempli de draps. "Ma pension est bien trop basse", se plaint l'une d'elles.
Les employés du Sozialkaufhaus sont tous des chômeurs de longue durée. Ce travail rémunéré 1,50 euro de l'heure, leur permet de rehausser leurs indemnités mensuelles. Prévus par la réforme Hartz IV, les emplois à un 1,50 euro constituent l'un des autres points très controversés de la loi. Dieter Rüdiger, un maçon de 52 ans au chômage depuis 2001, semble pourtant satisfait de pouvoir travailler dans ce magasin à ces conditions : "C'est bien mieux que de rester chez soi et cela va peut-être me permettre d'obtenir un emploi stable." "Le problème n'est pas Hartz IV, mais plutôt la façon dont les aides publiques pour soutenir l'emploi sont investies", ajoute M. Maskolus.
Contrairement à beaucoup d'autres magasins sociaux, l'antenne de Neukölln accepte tous les types de clients. Comme ce producteur de musique très stylé qui cherche des plaques de cuisson pour ses musiciens en déplacement. "Je ne vois pas pourquoi j'exclurai des gens qui ne sont certes pas dans le besoin, mais qui soutiennent mon association en venant acheter quelque chose", se défend le fondateur de Die Teller Gottes.
Article paru dans l'édition du 20.12.09
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ElyseeCop15
ElyseeCop15
- Dans l'avion présidentiel, Chantal Jouanno, Valérie Létard et les conseillers du PR. A bord aussi Yann Arthus-Bertrand. Décollage imminent
- CORRECTION : 10 milliards de dollars et non d'euros par an de financement aux pays en développement en 2010, 2011 et 2012
- #ElyséeCop15 fermera après l'atterrissage du PR à Paris. Désolé pour les quelques coquilles pendant la conférence de presse!...
- Le PR #Sarkozy quitte la conférence de presse pour l'aéroport de Copenhague. Les conditions météo devraient permettre le retour à Paris
- Photo de la conférence de presse :
- PR : "les difficultés de cette conférence, c'est la preuve d'un système onusien à bout de souffle"
- PR : "le processus onusien ne donne pas assez d'importance aux pays émergents".
- PR : "la question de la gouvernance internationale se pose (...) car cela n'avançait pas"
- PR : "Chaque pays s'engage par écrit à publier chaque année son parcours de réduction d'émissions de CO2"
- PR : "A Mexico en 2010, nous demanderons la transformation de cet accord en traité". La Chine et l'Inde sont contre.
- PR : "Il a toujours été convenu que Copenhague serait un accord politique" et non juridique
- PR sur l'aide aux pays en voie de développement: "sans les financements innovants, je n'aurais pas engagé la France dans de telles sommes"
- PR "tant que nous n'avons pas été certains que chaque pays s'engageait par écrit à des objectifs chiffrés nous n'étions pas sûrs de signer"
- PR : cet accord, "je pense que c'est le meilleur accord possible. Je l'ai signé au nom de la France, et je l'assume".
- PR : "1 heure avant l'accord, le Président #Obama était avec les leaders européens dans le bureau de la #France"
- PR : "il y a eu beaucoup de rencontres bilatérales. Il y a eu des affrontements assez francs, assez virils pendant la journée"
- PR : "le premier texte qui a débloqué la conférence, c'est la déclaration franco-brésilienne exigeant la réunion de la nuit dernière"
- Accord politique, contrairement à Kyoto finalement ratifié par seulement 38 pays...
- PR sur l'engagement d'un tel accord politique : "Sur les 192 pays représentés, 192 pays s'engagent politiquement à le respecter".
- PR : "mais nous espérons que l'Organisation européenne de l'environnement" servira de modèle à une organisation mondiale.
- PR : "deuxièmement la création d'une organisation mondiale de l'environnement, qui manque".
- PR : "Il manque deux choses : l'objectif des _50% d'émissions en 2050. C'est une déception même si nous maintenons nos objectfis européens".
- PR : "Le Président #Obama a eu constamment le soin que l'Europe et les Etats-unis travaillent toujours main dans la main"
- PR : L'Europe : -30% d'émissions d'ici 2020, -80% d'ici 2050
- PR : "L'Europe était constamment unie. L'Europe réaffirme tous ses objectifs en termes de baisses d'émissions de C02"
- PR : "un accord était vital pour l'équilibre de la planète"
- PR : "hier tout était bloqué, la réunion que nous avons demandé avec LULA a débloqué la situation".
- PR : nous ferons un point en 2015 pour revoir ces prévisions après le prochain rapport du GIEC en 2014
- PR : Mme Merkel organisera une conférence à Bonn dans 6 mois
- PR : le texte que nous avons n'est pas parfait. Ce n'est pas un traité même si nous avons demandé avec les USA qu'il soit rendu contraignant
- l'Europe proposera la création d'une agence européenne de l'environnement
- PR : financements innovants : toutes les pistes seront sur la table : taxation des transactions financières etc...
- PR : "un groupe de haut niveau sera créé début 2010 pour établir les financements innovants"
- PR : le monde entier s'est entendu pour mettre en place des financements innovants
- PR : tout le monde s'engage à respecter cet engagement politique et s'engage à adapter sa législation nationale pour la rendre compatible
- PR : tous les pays donneront leurs objectifs chiffrés et écrits dans une annexe à l'accord : les chiffres seront présentés en janvier.
- PR : tout le monde a accepté de donner ses objectifs de réduction d'émissions pour 2015 et 2020
- PR : tout le monde accepte la limitation de 2 degrés de la température de la planète
- PR : "l'accord trouvé est positif car il engage toute la communauté internationale"
- PR : "négociation extraordinairement difficile car elle a concerné tout le monde".
- PR : "nous avons choisi d'approuver l'accord que je vous présente"
- PR : "pour arriver à cela, il fallait des compromis"
- PR : "la problématique : si on veut sauver la planète de la catastrophe, il faut embarquer tout le monde : 192 pays"
- PR : "Nous avons un accord"
- conférence de presse du Président #Sarkozy
- Le PR rentre en réunion avec les 27 pour consolider un accord #Cop15
- le PR en réunion avec les 27 #Cop15
- #Sarkozy, #Obama, #Brown, #Merkel, #Reinfeldt, #Barroso en réunion de travail.
- Barack #Obama et Hillary #Clinton se joignent au groupe des leaders européens!
- Fredrick #Reinfeldt, PM suédois et président en exercice de l'UE, se joint à #Sarkozy, #Brown, #Merkel et #Barroso
- Angela #Merkel et Jose Manuel #Barroso se joignent à Gordon #Brown et Nicolas #Sarkozy
- Gordon #Brown rejoint Nicolas #Sarkozy pour une nouvelle réunion bilatérale. #Cop15
- Suspension de la réunion des 28. Reprise à 20h #Cop15
- Le Président #Sarkozy est sorti de la réunion des 28
- L'heure officielle de fermeture du Sommet de Copenhague est dépassée, mais les négociations continuent #Cop15.
- Les Européens ont arbitré une ligne claire : "pas d'accord médiocre". Retour à 28 salle Jacobsen pour continuer le travail sur le texte.
- salle de réunion A. Jacobsen entre 2 séances de négociations à 28
- Réunion des Européens : #Reinfeldt (Suède et présidence de l'UE), #Sarkozy, #Merkel, #Zapatero, #Balkenende et #Barroso
- Le Président #Sarkozy est sorti de la salle de réunion pour s'entretenir avec ses homologues individuellement.
- Discussions intenses, notamment entre l'Union Européenne et la Chine. Suspension de séance #Cop15
- Les négociations continuent #Cop15, la délégation française a prévu des hébergements pour ce soir...
- Le Président #Sarkozy toujours en réunion de travail avec les 27... #Cop15 #Copenhague
- le PR#Sarkozy #Brown #Merkel et #Barroso rentrent en séance plénière #Cop15
- Réunion des Européens #Sarkozy #Brown #Merkel #Barroso #Cop15 #Copenhague
- #Lula en plénière : "Un miracle peut arriver, et je veux en faire partie" #Cop15
- Nicolas #Sarkozy rejoint le bureau de la délégation française avec Jean-Louis Borloo pour préparer la réunion des chefs d'Etat #Cop15
- Nicolas #Sarkozy : "beaucoup de tensions, mais ça bouge un peu" #Cop15
- Discussion en bilatérale Nicolas #Sarkozy, Gordon #Brown
- Aparté du PR avec Nicolas #Hulot, Maud #Fontenoy et Chantal #Jouanno
- #Cop15 Aparté #Sarkozy #Medvedev sortie réunion des 28
- Réunion levée : reprise dans 45 min. Les discussions se poursuivent dans les couloirs
- Coulisses Réunion des 28 : #Sarkozy, #Merkel, #Barroso face à #Obama, #Medvedev, #Brown
- La tension monte d'un cran : les délégations s'entassent devant la salle Arne Jacobsen
- A peine arrivé à #Cop15, Barack #Obama rejoint Nicolas #Sarkozy, Gordon #Brown et Angela #Merkel à la réunion des 28.
- Arrivée du PR au Bella Center #Cop15 réunion au même format que cette nuit : 26 Etats + Ban Ki Moon pour l'ONU et Barroso pour l'UE
- délégation en route pour #Cop15. Nouvelles de la nuit : encore beaucoup de travail à faire pour arriver à un accord...
- Fin de réunion #Cop15: de la discussion doit naître un projet de texte. Le PR rentre à l'hôtel pour expliquer la situation aux journalistes
- Arrivée du président russe Dimitri Medvedev à la réunion des chefs d'Etat
- longue discussion entre Nicolas #Sarkozy Gordon #Brown #Cop15
- #Cop15 les chefs d'Etat arrivent un à un : Hillary Clinton en discussion avec ses conseillers à la porte, le PR en apparté avec BAN Ki Moon
- RT @cop15: Sarkozy: Failure in Copenhagen would be a catastrophe #cop15 #climate #copenhagen
- #Cop15 le PR arrive à la réunion
- Grenade, Inde, Indonésie, Japon, Corée, Lesotho, Maldives, Mexique, Norvège, Etats-Unis, Danemark et Secrétariat Général des Nations Unies
- la réunion de 23h fera salle comble : Allemagne, Algérie, Australie, Bangladesh, Brésil, Chine, Colombie, Ethiopie, Commission Européenne..
- Au dîner, le PR est assis entre Meles Zenawi et le Français Henri de Monpezat, mari de la reine Marguerite et Prince du Danemark.
- La réunion demandée par le Président #Sarkozy en séance plénière pour rassembler les responsables régionaux aura lieu à 23h au Bella Center
- Le PR en route pour le palais de Christiansborg, où la Reine Marguerite organise un dîner en l'honneur des chefs d'Etat présents à #Cop15
- Entretien téléphonique avec Meles Zenawi, l'Afrique se joint à la proposition du PR d'une réunion avec les responsables régionaux cette nuit
- Le PR en réunion de travail avec Jean-Louis Borloo, Jean-David Levitte et Nicolas Hulot #Cop15
- LULA : "Il faut respecter les contraintes de chacun. Tout le monde est d'accord pour aider l'Afrique à se développer"
- PR : Sur l'Afrique, "je verrai Meles avant le dîner" (...) "La Chine a fait des progrès, je suis persuadé qu'il faut leur faire confiance"
- PR : "Si on a la volonté de l'accord, l'accord est à portée de main. Nous sommes là pour bouger la conférence"
- PR : "La France se bat pour que l'Europe garde son objectif de 30% de réduction d'émissions. Chacun connaît les conditions du compromis".
- PR : "la réunion aura lieu (...) Le Président LULA et moi-même avons eu M. OBAMA au téléphone hier"
- questionRTL : Qu'attendre d'une telle réunion sans OBAMA, quand le débat tourne autour de la Chine et des Etats-Unis?
- LULA : "Nous ne pouvons pas être les Présidents sur une photo, qui resteront comme ceux qui ont été incompétents pour règler ce problème"
- LULA : "cette proposition de Nicolas Sarkozy pour une réunion des responsables régionaux devrait nous permettre de trouver une solution"
- LULA :"Proportionnellement, chaque pays va assumer les responsabilités qui lui appartiennent".
- LULA : "il serait impardonnable pour l'humanité que nous gâchions Copenhague. Nous voulons mettre à profit tout le positif".
- PR : "Mettre à profit cette nuit pour travailler en détail (...) Au niveau européen : Gordon Brown et Angela Merkel sont d'accord".
- PR : "le Brésil et la France feront des propositions (...) pour un chapeau politique. Nous voulons que la conférence soit un succès"
- PR : "notre analyse des enjeux et des risques est strictement la même. Nous demandons une réunion de travail après le dîner, à 22h30"
- Conférence de presse #SARKOZY-#LULA
- Discours du Président de la République française Nicolas #Sarkozy en séance plénière à #Cop15
- Le PR et LULA : la position commune France Brésil comme modèle de discussion entre grands pays industrialisés et grands émergents à #Cop15.
- Initialement prévu à cette réunion, Meles Zenawi est retenu au Bella Center pour tenter de trouver une position commune aux pays africains
- Réunion bilatérale avec le Président LULA. Meles Zenawi, président d'Ethiopie et représentant de l'Afrique se joindra peut-être.
- Le Président quitte le Bella Center : réunion de travail et conférence de presse à venir dans un hôtel du centre ville de Copenhague
- discours du PR : "La nécessité de réduire de 50 % les émissions de gaz carbonique d’ici 2050. Qui osera dire qu’il refuse cet objectif" ?
- "la France et l'Europe sont prêtes"
- "Pas un seul d'entre nous ne s'en sortira s'il n'est pas à la hauteur de la responsabilité historique de Copenhague"
- "Mettons nous d'accord sur un chapeau politique"
- Le temps travaille contre nous. Arrêtons les postures, entrons vraiment dans la négociation.
- Qui osera contester qu'on doit aider les pays qui ont des forêts?
- "Qui osera contester notre responsabilité historique?"
- Si nous n'avons pas d'accord, nos amis Africains seront les premières victimes (applaudissements)
- Aux Africains : ne vous laissez pas voler cet accord dont vous avez besoin.
- la Chine doit accepter la transparence
- "Les Etats-unis devront aller au delà des mesures annoncées"
- "Nous devons reconnaître la responsabilité plus lourde des pays riches : nos engagements doivent être plus forts"
- "Si on continue comme ça c'est l'échec"
- "je demande une réunion ce soir avec tous les dirigeants régionaux du monde pour enfin négocier sérieusement"
- "nous ne sommes ici pour un colloque mais pour prendre des décisions"
- Le PR ne lit pas son discours : il improvise.
- PR : "Je voudrais parler franchement (...) l'échec de Copenhague nous est absolument interdit"
- Le PR à la tribune
- Le Président se dirige vers la grande salle de conférence pour prononcer son discours en séance plénière.
- Après son discours en séance plénière, Jose Luis Zapatero vient de rejoindre la réunion des leaders européens.
- @xavier909c chiffres en tonnes d'émissions de CO2 par habitant. France : émissions de GES = 8,6 tonnes équivalent CO2 par habitant par an
- L'Europe exemplaire #Cop15= paquet énergie climat : en 2020 -20% d'émissions, 20% d'énergies renouvelables, +20% d'efficacité énergétique,
- Le PR encore en réunion avec les partenaires Européens : "Nous sommes prêts à réduire nos émissions de 30% en 2020"
- @DominiqueRobert Le discours du Président en direct sur : phrases clés sur #ElyséeCop15
- Le PR dans les couloirs du Bella Center avec Angela Merkel. Les deux leaders se rendent à la réunion Europe entourés d'un nuage de caméras.
- Le PR arrive au Bella Center. Angela Merkel fait son discours à la tribune
- PR "Il faut un leadership à #COP15 pour qu’on gagne. Ce leadership est aujourd’hui clairement assumé par l’Europe".
- En route pour une 1ère réunion de concertation entre Europeens : Reinfeldt (PM de Suède + Président de l'UE), Merkel, Brown, Barroso et Tusk
- Accueil aéroport par Bérengère Quincy, ambassadrice de France au Danemark, la délégation s'oriente vers le Bella Center pour #Cop15
- Sur le tarmac, l'avion français entre l'avion de la Chine et celui de l'Iran!
- Atterrissage sur le tarmac de l’aéroport Copenhague-Kastrup. France --> Danemark : les 2 pays les plus sobres en émissions de CO2 en Europe
- La #France a dépassé l'objectif de stabilisation de ses émissions fixé par le protocole de Kyoto. 1990 à 2008: -7% d'émissions de GES
- La France a de solides arguments pour faire entendre sa voix et peser dans les négociations http://bit.ly/7wPCoB
- Dans l'avion le PR travaille son discours pour la séance plénière, prévu autour de 16h après l'intervention d'Angela Merkel
- Le PR a présenté les enjeux et objectifs de sa présence à #Cop15 dans une interview à Canal+ hier soir http://bit.ly/92YssS
- #COP15 le PR accompagné de conseillers techniques : Matthieu Louvot (industrie, énergie, transports), Boris Ravignon (développement durable)
- Avec le PR également des collaborateurs : Cédric Goubet (chef de cabinet de la présidence), Franck Louvrier (conseiller communication)
- JL BORLOO a fait le tour du monde ces dernières semaines pour créer une dynamique collective en vue des négociations http://bit.ly/7WLSiO
- Sur place à #COP15 sont présents les ministres Jean-Louis BORLOO et Chantal JOUANNO, en pleine négociation
- Arrivée dans moins de deux heures au sommet #COP15
- Décollage pour #COP15 d'abord prévu de Villacoublay. La neige en a décidé autrement : décollage d'Orly. Léger retard à rattraper
- Ca y est : l’avion du PR décolle direction #Copenhague pour le plus vaste sommet de l’histoire : + de 110 chefs d'Etat à #Cop15















